
Un jour un ami a dû tuer une brebis qui lui avait été vendu vivante par un berger en Afrique. Pour la première et unique fois de sa vie, il a dû tuer ce qu’il voulait manger. Effrayé par les cris de l’animal, il n’arrivait à rien. Tous les détails pratiques de cet acte lui étant inconnus, il était tellement stressé qu’il pleurait, bafouillait, implorait le seigneur de le secourir en gémissant. Pour situer un peu l’ampleur du carnage et revenir à des détails concrets, il avait fini par enfiler son casque de moto pour couvrir les sons horrible de l’animal.
Un gars du village voisin, passant par là, vint porter secours à l’animal en l’achevant d’un seul coup de son couteau, effilé comme un rasoir. Soufflant de dépit et tournant la tête de gauche à droite en guise de reproches, il laissa là mon pote sans dire un mot.
J’aime bien la vie de mes amis, je suis bien content que ça soit la leur.
2 Commentaires
Purée, ça fait chialer : crouic la bébête!
T’as pas honte!!?
Si ! Mais mes amis sont des sources d’émerveillement permanent !