Quand j’ai lu le titre de cet article, j’ai vraiment pensé que j’allais assister à une prouesse musicale. Et puis j’ai vite compris que j’allais juste assister à LA vidéo qui allait me faire rire jusqu’à la fin de ma vie.
Quand: 23 novembre 2009
Catégorie:
Ecouter,
Rire
Mots-Clefs:
octaves,
pavarotti
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Un jour un ami a dû tuer une brebis qui lui avait été vendu vivante par un berger en Afrique. Pour la première et unique fois de sa vie, il a dû tuer ce qu’il voulait manger. Effrayé par les cris de l’animal, il n’arrivait à rien. Tous les détails pratiques de cet acte lui étant inconnus, il était tellement stressé qu’il pleurait, bafouillait, implorait le seigneur de le secourir en gémissant. Pour situer un peu l’ampleur du carnage et revenir à des détails concrets, il avait fini par enfiler son casque de moto pour couvrir les sons horrible de l’animal.
Un gars du village voisin, passant par là, vint porter secours à l’animal en l’achevant d’un seul coup de son couteau, effilé comme un rasoir. Soufflant de dépit et tournant la tête de gauche à droite en guise de reproches, il laissa là mon pote sans dire un mot.
J’aime bien la vie de mes amis, je suis bien content que ça soit la leur.
Quand: 13 novembre 2009
Catégorie:
Rire
Mots-Clefs:
sale besogne
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Etudiant j’ai fait des petits boulots en Juillet pour gagner un peu d’argent. Je pense que c’était une idée de mes parents pour me mettre du plomb dans le crane, un mois avec des ouvriers à faire un job pourri ça va le motiver pour l’année prochaine.
Effectivement j’en ai fait des choses étranges ces étés-là :
- Casser un murs de pierre à Cassis à la masse en se faisant engueuler par un patron de garage qui voulait que ça aille plus vite
- Ranger des paquets de couches-culottes à la Ciotat dans des cartons pendant 8 heures de rang, la nuit, dans une usine, tout le monde abruti par le bruit
- Monter des structures de chapiteau en équilibre sous un orage d’apocalypse à 10 mètres au-dessus du sol en rigolant nerveusement, à Aubagne
- Changer tous les matelas d’un hôtel de passe derrière le Vieux Port à Marseille
- Tomber dans les pommes en assemblant des frigos industriels à Allauch
Tout çà entouré d’échoués de la vie, des mecs sans âge mais tous plus vieux que moi, sans vie de famille, qui buvaient et fumaient, j’avais vraiment l’impression d’être dans un roman de John Fante. Quand je donnais mon pedigree, les gars souriaient dans leurs moustaches en douce. « Étudiant à La Fac de Maths tu dis ? », je les imaginais déjà s’arrêtant au bord d’un chemin pour me poinçonner par pur jeu, histoire de voir la couleur du sang d’un mec qui fait de la géométrie non-euclidienne.
Aujourd’hui je fais tous le jours le même boulot : Ordi du matin au soir, réunion avec des gens qui me disent à quel point ils ont besoin de CE rapport (je ne me rends pas compte, c’est vital pour le « groupe »‘), rédaction d’un génial document qui décrit ce satané rapport à développer, puis envoi de ce merveilleux roman à un inconnu indien ou pakistanais qui se charge de le développer, puis test de cette petite merveille de rapport, puis validation avec le client que la merveille des merveilles fait bien ce qu’ils attendaient, puis je coche dans une liste d’activités : « ça, c’est fait ». Ad lib…
Pendant ce temps, un pote est tailleur de pierre et restaure des églises romanes autour d’Arles, un autre est skipper, un autre produit des films. Mais pour ces 3 là, combien font sensiblement comme moi, se débattre dans une toile de minuscules emmerdements dégoutants et insipides.
Ah le Boulot ! Si au moins j’avais compris mes parents, j’aurai vu que c’était une leçon tout ça, les matelas sur le vieux-port et le mur de pierre à la masse, les alcoolos et l’odeur de cigarette brune dans le camion du retour. Je m’y serai mis dés la rentrée, comme un fou, être un winner, réussir, le meilleur. « Si t’avais travaillé… » c’est la phrase qui a gaché ma vie.
Moi je les trouvais sympas ces mecs.
Quand: 12 novembre 2009
Catégorie:
Penser,
Se souvenir
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« Si tu veux rester dans l’affaire
y’a des sacrifices à faire.
Sans compter les bénéfices
qu’on te donnera d’office
les petits avantages nature
tels que des heures sup en plus dur
qu’on te payera même pas ça fait partie du contrat
t’as payé cher pour être là y’a des privilèges qu’on ne refuse pas » (Mademoiselle K, A l’ombre)
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« L’hiver dure trois saisons
Quarante ans de crédit la belle maison
Chaque semaine grossit le jackpot
Les temps durcissent
Les copains n’ont plus de clopes
Coincés dans d’horribles jeans
Entre l’avenir et nos origines
Au fond ça va dans l’hexagone
On cherche les ficelles tire sur la corde
On se passe de conseil » (Oxmo Puccino, Soleil du Nord)
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Quand: 3 novembre 2009
Catégorie:
Ecouter
Mots-Clefs:
fond du gouffre,
novembre,
optimisme
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