Archives mensuelles: octobre 2009

Penser

Identité

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J’ai trouvé que cette affiche de Mai 68 allait très bien avec cette formidable idée du Ministre de l’immigration et de l’identité nationale de lancer un débat sur l’identité nationale.

Au passage, écrire “Ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale”, c’est vraiment bien, c’est long, on a le temps d’y penser en l’écrivant. Et encore j’ai oublié “intégration”, c’est bizarre mais tout le monde l’oublie ce terme-là quand on parle de ce ministère.

Pour revenir aux affiches de Mai 68, voici celles qui m’ont le plus emballé : celle-là, celle-là et celle-là. Pas trop vieilli, je trouve, non ?

Admirer

Islande

calmos
Je suis pas souvent jaloux de la vie des autres sur Internet.

Mais ce voyage en Islande avait l’air vraiment pas mal.

Beaucoup d’animaux morts, j’aime bien ce côté nature brute.

Et puis le regard des gens, une sorte de simplicité joyeuse.

Bon bref je m’enflamme, on est vendredi, et je pense que si j’avais vu des photos de Palavas-les-flots ça m’aurait ému. TOUT SAUF DUNKERQUE !

A lundi les coquins, ce week ma soeur vient à Lille, je pense qu’il était important que le monde entier le sache.

Et j’annonce officiellement également que je renonce à la présidence de l’Epad.

Admirer

Humilité

papa

Tout serait et aurait été tellement plus simple si je n’avais eu que 10% de la confiance en soi de ce jeune garçon.

photo

Rire

Divin

J'arrive au paradis

J'arrive au paradis

- Tu te souviens de Michel ?

- Lequel ? Le skipper ?

- Himself. En ce moment Monsieur barre le voilier d’un riche espagnol aux Canaries. Il m’a appelé hier, il en a fait une belle.

- Tu me fais peur.

- Le riche espagnol roule vraiment sur l’or mais il est resté très pieu. Il décide donc de faire bénir son nouveau bateau par un prêtre. On organise donc une méga-nouba avec 50 invités et en guest star, le curé du village où le bateau se trouvait à ce moment-là. Après  la cérémonie s’ensuit un banquet qui laisse tout le monde ivre à souhait, y compris le père qui ne reculait pas devant un bon verre de vin. Dans la soirée, Michel remet un peu d’ordre dans le bateau et tombe nez à nez avec la bouteille d’eau bénite que le curé a oublié en repartant. Il est là, face à ce liquide inquiétant et étrange, et il se dit qu’il n’aura sûrement pas 100 fois la chance de tenter ce qui commence à lui trotter dans la tronche. Tu sais ce qu’il s’est fait ?

- …

- Un pastis !

- Le grand malade. Et alors, quel goût ça a pour finir ?

- Évidemment je lui ai tout de suite demandé  la même chose. Il m’a répondu : “J’vais te dire un truc : Le pastis à l’eau bénite, c’est Divin !”

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Se souvenir

Le matelas

et toi

“C’est rien, c’était juste un cauchemar. On va te mettre le matelas dans notre chambre”. Mon père prend le matelas dans la cave, l’installe au pied de leur lit. Je suis bien, il ne peut plus rien se passer, les monstres sont loin. Un jour les monstres s’en vont et ne reviennent plus. Nuit, peur, plaisir.

Enfant, à la maison, les occasions d’inviter un copain à passer une nuit dans ma chambre sont rares. Parfois, après avoir insisté un peu plus et promis d’être sage, un “Bon très bien : Allez chercher le matelas à la cave ! ” scellait l’accord conclu avec ma mère. Un très bon copain d’école, un voisin plus apprécié que les autres à ce moment-là se retrouvait donc sur le matelas au pied de mon lit. Rires, chuchotements, secrets, nuit blanche.

Plus tard, jeune homme, mon lit devenant trop étroit pour deux, sortir ce matelas maladroitement de sous mon lit deviendra vite une sorte de préliminaire rituel pour mieux cacher la gène partagée d’avant l’amour. Regards, silence, mystère, après-midi.

Un ami de mes parents y a dormi quelques semaines au moment de son divorce, odeur de tabac froid le matin dans le salon.

Mon grand-père aussi quand ma grand-mère était à l’hôpital, après leur accident. Je comprends en l’écrivant maintenant qu’il ne devait sûrement pas beaucoup dormir.

Moi, l’été, seul, dans le salon, mes parents sont loin, pour ne pas être dans ma chambre qui est au fond de la maison et j’ai peur. La télé reste allumée toute la nuit. La boucle est bouclée.

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