Sur plusieurs blogs je constate qu’il est d’usage de donner à intervalle régulier du bon son à ces lecteurs. On fait son genre « Mouais j’aime bien ça et mi » et on met en ligne un tube moldave des années 12 afin d’en mettre plein la vue au badeau de passage.
Oui mais moi ma petite dame, c’est le best du best que je vais vous laisser entendre, la quintessence, l’essence du beat et de l’accord en 11° diminué.
Bref, éloignez les gosses, ça va vous dégager les bronches :
Un organiste qui s’y connaît en final :
La musique brésilienne dans toute sa splendeur (faut attendre la fin de l’intro, hum…c’est encore meilleur quand ça arrive d’un coup)
A trop vouloir en faire, on finit en torche (Où est le réglage des aigus sur un mac ?)
Un boléro version Alban Berg
Et enfin une choriste qui s’y connaît en justesse
Source : Comment remercier le toulousain sonore ?
Faudrait pas qu’il lui vienne l’idée de faire un blog : ma carrière serait morte avant d’avoir commencé. Je n’ai aucun mérite, c’est lui qui a fourni tout le gourbi.
Je me souviens de René Tendron à la fin du journal d’Yves Mourousi, des images un peu floues en direct de la bourse de Paris, j’ai 8 ans, le napoléon baisse, le lingot monte, le franc résiste face au dollar. Je ne comprends rien mais j’aime bien les images derrière René, des mecs qui s’agitent avec des papiers à la main et des crayons à papier sur l’oreille, le rythme des phrases, les mots et les chiffres qui s’agglutinent comme un poème surréaliste.
A la maison, on a suivi le journal attentivement mais au moment de René, ma mère en profite toujours pour ramener un plat dans la cuisine, mon père se léve et attrape le Provençal, nous on est déjà couchés sur le tapis à jouer aux voitures, bref : René parle dans le vide.
Un été, un cousin éloigné et de passage imposera un silence religieux pour ce moment du journal, fronçant les sourcils au moment où René parle du Yen face au Franc. Je comprends alors que « ça » a peut-être un lien avec le monde réel.
Aujourd’hui je lis ça. Je ne comprends toujours rien. J’ai juste un peu plus peur.
Oh et puis je profite de ce post pour vous envoyer vers ça .
Et puis ça, c’est pour finir sur une touche florale.
J’avais adoré cette scène dans « Short Cuts » où une mère de famille, tout en donnant le biberon à son bébé, tenait une conversation téléphonique parfaitement pornographique. Elle récitait des phrases toutes faites, sans aucun entrain, tout en passant le biberon sous l’eau chaude.
Ce reportage m’a donc forcément titillé, puisqu’on y découvre les portraits de ces femmes au bout du fil.
Source : Mail de Christophe, toujours à l’écoute du brâme du cerf.
Pour une fois un article de « La Provence » qui m’a bien fait rire, dressant un état des lieux assez objectif de la circulation dans la cité phocéenne.
Voilà qui devrait vous occuper une bonne partie de l’après-midi.
Je traduis (mal, évidemment) pour les anglophobes :
« Assis à votre bureau, soulevez votre pied droit du sol et faites-le tourner dans le sens des aiguilles d’une montre.
Pendant ce temps dessinez un 6 avec votre main droite.
Votre pied changera de sens. Vous ne pouvez rien y faire ».
J’aime bien l’idée d’avatar, une sorte de moi permanent sur le web.
On a bien un moi au boulot, un moi seul en voiture, un moi en société, un moi devant le frigo, pourquoi pas un moi sur le web ?
Mon « Moi » du web, c’est « Rasbaille ». Tous mes commentaires sur des blogs, toute ma second life se déroule sous cette identité.
Ensuite il faut créer son avatar sur http://en.gravatar.com
Puis là, le GRAAL : Tout commentaire que vous laisserez sur un blog affichera votre avatar.
Un Exemple ici sur cet excellent site avec mon avatar.
NDLR : Évidemment, ce concept ne fonctionne pas sur mon blog. Sinon ça serait trop beau. Et le trop est l’ennemi du bien, comme disait mon arrière grand-mère.
Bon d’accord concernant la seconde vidéo, il est absolument certain qu’il ne s’agit pas du Rhône, mais la question n’est pas là, je connais beaucoup de gens vers Arles, ou Marseille, ou Montpellier qui seraient parfaitement capable de penser à de tels amusements.
Les petits points colorés sont des sortes de repères qui devraient vous donner envie de suivre l’ordre que je vous ai gracieusement fourni dans le titre de ce billet.
Non, ne me dites pas merci, c’est toujours un plaisir de vous mettre la pression.
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