
Je me souviens de René Tendron à la fin du journal d’Yves Mourousi, des images un peu floues en direct de la bourse de Paris, j’ai 8 ans, le napoléon baisse, le lingot monte, le franc résiste face au dollar. Je ne comprends rien mais j’aime bien les images derrière René, des mecs qui s’agitent avec des papiers à la main et des crayons à papier sur l’oreille, le rythme des phrases, les mots et les chiffres qui s’agglutinent comme un poème surréaliste.
A la maison, on a suivi le journal attentivement mais au moment de René, ma mère en profite toujours pour ramener un plat dans la cuisine, mon père se léve et attrape le Provençal, nous on est déjà couchés sur le tapis à jouer aux voitures, bref : René parle dans le vide.
Un été, un cousin éloigné et de passage imposera un silence religieux pour ce moment du journal, fronçant les sourcils au moment où René parle du Yen face au Franc. Je comprends alors que “ça” a peut-être un lien avec le monde réel.
Aujourd’hui je lis ça. Je ne comprends toujours rien. J’ai juste un peu plus peur.
Oh et puis je profite de ce post pour vous envoyer vers ça .
Et puis ça, c’est pour finir sur une touche florale.